Saint-Mesmin

Saint-Mesmin fait référence à Saint-Maximin (évêque de Trèves au IVème siècle).

 

Des visages d'habitants d'autrefois restent en mémoire.

Pierre et Angélina (née Lachaud) Devaud

et leurs filles Marie-Thérèse et Marie-Louise

Charles Sarlandie, de la famille Lachaud de Las Brugnas, époux de Marie-Thérèse Devaud.

Charles Sarlandie

La petite place de Saint-Mesmin porte le nom du Capitaine Charles Sarlandie, né dans la commune.

Ancien combattant, de nombreux documents retracent les événements auxquels il participa.

Né en 1915 dans le petit village périgourdin de Saint-Mesmin, Charles Sarlandie fit ses études au collège d’Excideuil, puis à l’école normale d’instituteurs de Périgueux et à l’institut agricole de la faculté de Toulouse. En octobre 1935, il entre à l’école militaire d’artillerie de Poitiers d’où il sortira avec la première promotion du grade d’aspirant qui vient d’être établi. Sous-lieutenant au 105ème Régiment d’Artillerie à Bourges, il suit le stage d’observateur aérien au centre-école d’Avord. On le retrouve aux groupes aériens d’observation de Montpellier, de Bourges et enfin de Limoges. C’est là qu’au début de la guerre il noue une solide amitié avec René Séguy, originaire de Sarlande, donc voisin, sergent-chef pilote que tous appellent ‘Le Petit Chef’.

C’est la drôle de guerre, les mois d’attente, l’affectation au centre d’instruction de Dinard où il devient instructeur des officiers de l’armée de l’air polonaise. Puis la zone des combats, la débâcle au milieu d’une population aux abois, de Nancy à Troyes, Limoges, Bordeaux, l’embarquement sur le cargo ‘Fort-de-vaux’ qui cingle sur Casablanca, deux jours après le ‘Massilia’ emportant une partie des rescapés du parlement de la 3ème République. De Gaulle est déjà en Angleterre et son appel est capté sur le Fort-de-Vaux, au large des côtes du Portugal. Arrivent aussi les paroles résignées du maréchal appelant à l’acceptation de la défaite.

[…]

Sarlandie reprend son poste d’enseignant à Sarrazac, dans la perplexité la plus totale. Un jour d’octobre, il rencontre à Lanouaille René Séguy, le ‘Petit Chef’.

« As-tu entendu Pompéi ? » Pompéi, sous-préfet de Bellac, pilote de réserve lui aussi, mobilisé au GA0512 de Limoges, a en 1940 les honneurs du communiqué : par l’un des vieux zincs démodés, au cours d’une mission d’observation, il a descendu un avion allemand beaucoup plus moderne et, en rase-mottes, a rejoint son terrain. Il est maintenant à Londres, dans les Forces Françaises Libres et chaque soir, exhorte ses anciens camarades à continuer la lutte. Séguy ajoute : nous devrions bien être avec lui, au moins il travaille pour la France. Sarlandie, qui a retrouvé la France dans une pénible grisaille, sent bien que Séguy a raison : ils sont maintenant deux, décidés à ne pas supporter la honte de l’occupation. Mais quoi faire ?

[…]

Contacts établis : Séguy et Sarlandie qui mènent de front le recrutement et la recherche de renseignements peuvent alimenter le réseau Jove et lui communiquer les plans de défense des aérodromes et points sensibles de la région. Car tous deux appartiennent désormais à ce fameux réseau ‘Jove’. Réseau créé à Saint-Yrieix par le colonel Giovanni, aviateur réfugié à ce moment là auprès de la famille Parant, au château de Rouffiac.

[…]

Bientôt, toute la commune de Sarrazac est dans la Résistance, Armée secrète ou Francs-tireurs et Partisans qui n’hésitent pas à partager les renseignements, à défaut d’armes encore bien rares.

[…]

Les mois passent. Séguy s’est mis trop en évidence ; il en a oublié les premiers gestes de prudence. Recherché, tantôt par la police française, tantôt par la gestapo et la milice, il est obligé de disparaître. C’est alors que René Tallet le remplace et, en fin d’année 1942, reprend le nom de Violette dont ses chefs avaient paré René Séguy en 1940, en hommage à sa grande modestie.

[…]

Violette connaît Sarlandie depuis leurs études à Excideuil. Il a compris quelles qualités exceptionnelles étaient les siennes, ainsi que son adhésion sans réserve à l’idéal de la Résistance. Il lui demande d’être son adjoint en même temps que son chef d’état-major. Sarlandie est au courant de tout ce qui a été entrepris dans les secteurs de Thiviers et Lanouaille.

C’est ainsi que jusqu’à l’armistice du 8 mai 1945, il va être l’interprète de la pensée de son nouveau chef et le réalisateur de ses plans.

[…]

La France libérée, sa dignité retrouvée : mission accomplie.

D’émouvants adieux à tous ceux qui avaient partagé les dangers et les espoirs, Sarlandie retrouve à Sarrazac son épouse et sa petite Françoise, revêt sa blouse d’instituteur qui le suivra en région parisienne où il prendra, en 1975, sa retraite à la tête d’un important complexe d’enseignement général et industriel.

 

 

‘L’affaire de Saintes’

Capitaine Fred

 

Un peu plus...

Les ouvrages du Capitaine Fred :

 

La Brigade Rac

Le Bataillon Violette

L'Affaire de Saintes

 

Tout a été dit en son heure, nul besoin d'en ajouter, si ce n'est des pages qu'il a lui-même écrites, de son vivant.

 

Intervention audio de Charles Sarlandie auprès d'enfants de l'école de Lanouaille.

 

 

Copie disponible sur simple demande.

01-AudioTrack 01.mp3
Fichier audio MP3 [48.6 MB]
02-AudioTrack 02.mp3
Fichier audio MP3 [26.9 MB]

Avec leur fille Françoise, épouse Anglard

Mais Charles Sarlandie était aussi et en premier lieu pour nous un super papi